DÉFILÉ HAUTE COUTURE, CRÉATIONS DE MAURIZIO GALANTE


Paris, 26 janvier 2010
Photos de J.L. Coulombel





PARIS, HAUTE COUTURE PRINTEMPS-ÉTÉ 2010, La diva de Maurizio Galante

Journal LE MONDE, 27 janvier 2010

La soprano June Anderson, rendue célèbre par son rôle dans le film Amadeus de Milos Forman (l'air de la Reine de la Nuit, c'est elle...) : c'est aussi le mannequin que s'est offert l'Italien Maurizio Galante, pour son défilé haute couture, mardi 26 janvier. Entre deux tours de chants, alors que le piano joue encore, le styliste monte sur scène pour déshabiller et rhabiller la diva, vêtue d'une simple robe blanche et moulante.

"Cela fait plusieurs mois que je l'habille pour ses concerts, et elle s'est prêtée à ce jeu du modèle avec grâce !", se félicite Maurizio Galante, l'un des derniers créateurs adoubés dans la haute couture parisienne. "Je n'ai pas su résister : c'était un de mes rêves d'enfant que de porter ces robes de princesse : je suis une fashion victime depuis toute petite", précise, rieuse, June Anderson. En entonnant l'air de Cendrillon de Walt Disney, la cantatrice a enfilé un manteau nuage, en plumes d'autruche coupées en deux et nouées à la main (300 heures de travail), et sur un extrait de l'opéra La Wally, elle a fait tournoyer sa "robe vagues", composée de 15 robes superposées d'organza de soie, dans un dégradé du blanc au beige.

Sur l'air de Marguerite dans l'opéra Faust ("Ah, je ris de me voir si belle..."), June Anderson a même joué avec ses boucles d'oreille en diamants, prêtés par la maison Chopard. "J'aime les vraies femmes", explique Maurizio Galante qui a jeté son dévolu sur une cantatrice quinquagénaire "belle, normale, pas anorexique".

Selon Maurizio Galante, l'heure est venue de trouver une nouvelle définition de la haute couture. "A quoi bon la définir par un ourlet fait main, quand en Chine ou en Inde, on peut désormais faire faire des coutures ou des broderies minutieuses contre un salaire de misère ?, souligne le styliste italien. La haute couture doit faire rêver, il s'agit de créer quelque chose de spectaculaire pour un moment et quelqu'un de particulier".

"Que la robe soit faite complètement à la main n'a plus de sens", martèle Maurizio Galante. Une chose est sûre : après le tour de chant de June Anderson, le public a quitté la salle, la larme à l'oeil.

Véronique Lorelle



Haute couture parisienne: Galante sur un air d'opéra

Les présentations pour la haute couture du printemps/été prochain ont été marquées mardi par la maestria de Maurizio Galante et le travail autour du l'art du mouvement chez Stéphane Rolland.

Ne faisant rien comme les autres, Maurizio Galante a convié la soprano June Anderson pour présenter sur six grands airs classiques et en autant de silhouettes, le savoir-faire tout italien du rare designer, capable de faire cohabiter nouvelles techniques et matériaux et haute couture.

Accompagnée par Jeff Cohen au piano, la diva, en robe évasée en double crêpe de soie servant de base aux six modèles, a tour à tour chanté en étole à manches longues en faille de soie, puis en caftan "nuage" en fil de plumes d'autruche noués à la main.

Sur "Après un rêve" de Fauré, elle a brillé en diamants Chopard, dans une "robe enveloppe" en taffetas de soie brodée d'applications en tissus et, sur l'air dit des bijoux, ("Ah, je ris de me voir si belle..."), a enchanté l'audience triée sur le volet, les épaules ceintes d'un "boléro bouquet", composé de carrés d'alcantara et semé de lys et de fleurs de la passion en tissu et en perles.

Une impressionnante "robe vague" de 15 robes superposées en organza de soie dans un camaïeu de blancs et une autre robe de soie brodée et rhodoïd complétée d'une étole en double organza et satin ont clôturé cette mini-garde-robe tout en lyrisme et réservée aux grands soirs.

NouvelObs.com



Parigi, trionfa Maurizio Galante

June Anderson indossa una creazione di Galante. Intima e romantica: ha lasciato tutti a bocca aperta la bella collezione di alta moda dello stilista italiano Maurizio Galante che ha sfilato oggi all'Istituto italiano di cultura di Parigi. A indossare gli abiti c'era solo la soprano June Anderson che mentre veniva vestita, svestita e rivestita in diretta dallo stilista in persona con sei complesse mise si è esibita in altrettante arie d'opera: dalla Cenerentola, fino al Faust e alla Norma. Tanto bianco, raffinatezza e sobrietà, un momento di pura grazia che è stato applauditissimo dal pubblico. Hanno sfilato l'abito Cenerentola, sebbene una Cenerentola di lusso, un modello-caftano realizzato con decine di fili di candide piume di struzzo montate su telaio. C'era poi l'abito-stola grigio e beige in tela di seta, con maniche a rettangolo; l'abito-foglio di taffetà con il ricamo di una fenice in crespo di seta; il bolero-bouquet fatto da migliaia di quadratini di tessuto legati a gigli tridimensionali.

L'Unione Sarda.it



RETOUR AU SOMMAIRE

CARRIÈRE

DISCOGRAPHIE ET VIDÉOS

RÉPERTOIRE

OPÉRAS, CONCERTS ET RÉCITALS À VENIR

PHOTOS DE JUNE ANDERSON